Jeudi. 8h30. <3

Jeudi. 8h30. <3
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.....Le truc marrant au début, c'est que tu stresses pas. T'as un DS, tu le sais depuis 3 semaines, t'as dû lire ton cours, pas relire, lire. Une seule fois, donc. Quoi que t'en es même plus bien sûr... Oui, maintenant que tu te poses la question, on te le demanderait, tu saurais pas dire le titre du chapitre...

..........- Euuuuh.. Attends, si, si. C'est un truc du genre "Comment calcule-t-on l'âge des cailloux ?" Héhé !

Et le pire c'est que t'es fier, ouais, t'es super fier de t'en souvenir approximativement.

..........- Ah. La datation relative et absolue des évènements géologiques ?
..........- Bah ouais... C'est bon fais pas style, c'est c'que j'ai dis, nan ?

Non. T'es un blaireau, quoi. Mais bon, tu stresses pas. Tu te dis que de toute façon, tout est dans ta tête, hein ! Après tout, t'étais là en cours, alors ton subconscient a dû écouter c'que disait la prof et il pourra bien le chuchoter à ta conscience au moment propice. En plus, t'as quand même pris le temps de mettre tes trois formules dans ta calculette, au cas où. Et puis t'auras qu'à baratiner un peu sur les bords, faire une jolie intro, une conclusion super éclairée, ça passera crême, ouais, t'inquiète c'est bon ça va le faire ! Tu te fais confiance, quoi. Et bien sûr, à ce moment-là tu as oublié tous les autres DS que t'as eu à faire avant, où là aussi tu te faisais confiance, et que tu t'es retrouvé avec un pauvre 6 pourrav'.
.....Mais bon, là t'es tranquille. En plus, juste avant le DS, t'as 2h00 d'anglais, ou d'histoire, ou d'espagnol, ou de philo, deux heures bien chiantes où tu te dis que tu vas pouvoir sortir ton bouquin d'SVT sans problème et demander deux-trois définitions à Mademoiselle J'ai-toujours-18-mais-je-suis-toujours-en-stress-intégral-et-je-crois-toujours-que-j'ai-rien-compris-alors-que-quand-on-me-pose-une-question-je-ressors-tout-mon-cours-par-coeur-sans-prendre-le-temps-de-respirer. Seulement, une fois en philo -ou autre- tu te rends compte qu'en fait c'est super chaud de faire semblant de suivre le cours tout en lisant le coin gauche du livre d'SVT -que tu tentes de planquer comme une brelle- qui dépasse de dessous ton livre sur Socrate. Et tu te rends aussi compte que la première de la classe, elle, suit vraiment et n'a aucune intention de se désintéresser des pensées passionnantes d'un mec qu'avait rien à faire de sa vie.
.....Bon, là, tu commences un peu, un tout petit peu, à stresser. C'est en général à ce moment que tu sors ta calculette pour calculer quelle note tu dois atteindre pour avoir la moyenne ce trimestre. Et comme cette note s'avère relativement ambitieuse, après tu calcules combien tu devras avoir au prochain DS pour rattraper les deux premiers.
.....Ensuite ça sonne, tu vas devant ta classe. T'attends en disant que "pff, c'est d'la merde" et que "pff, j'vais m'faire chier pendant 2h" et que "pff, vivement les vacances" et que "pff, les cours ça sert à rien" et pff, pff, pff... et tu pries en silence pour que la prof se casse la gueule dans les escaliers en descendant. Ce qui, évidemment, n'arrive jamais. Donc elle arrive, tu rentres. 1ère déception : les tables sont séparées. 2ème déception : les places à côté du chauffage viennent d'être prises. 3ème déception : tu te tapes le bureau bancal, comme d'hab'.
.....Distribution des sujets : calculatrice interdite. Ahah. Là, t'as l'impression que t'es prédestinée à foirer ta vie. C'est pas grave, c'est pas la mort. Bon, tu lis le sujet. Tu comprends pas. C'est pas grave non plus, personne comprend à la première lecture, d'ailleurs là tu te retournes vers ta pote en rigolant et en faisant une grimace genre « oulala, j'capte rien, ahah ». Bref, tu relis le sujet... Une fois. Deux fois. Hum... Tu te dis que si tu le relis encore et encore, peut-être que tu vas avoir une illumination d'un coup, ou que les mots vont se transformer en d'autres mots, ou qu'une voix dans ta tête va tout t'expliquer. Mais au final, tu le lis douze fois et t'as toujours pas compris. Tu commences légèrement à paniquer, signe numéro 1 : tu te ronges les ongles sans même t'en rendre compte. En général à ce moment-là, tu jettes un coup d'½il discret sur tes voisins.. ..qui ont l'air de s'amuser comme des p'tits fous à dessiner des shémas, à souligner des titres et à numéroter des tableaux. Alors tu pousses un bon gros soupir histoire de bien montrer à tout le monde que bordel de merde cette matière c'est vraiment super naze !
.....Et puis bon, tu t'y mets, parce que faut bien t'y mettre, et que de rendre feuille blanche, ça la foutrait vraiment mal... Tu mets une, deux phrases... T'effaces. Tu réécris la même chose parce que tu trouves pas mieux. T'as une idée, et puis en fait non. T'as plus d'encre, et une fois que t'as changé de cartouche, tu sais plus c'que tu voulais dire... Tu rames, t'es fatigué, t'as envie de pleurer, en fait tu galères tellement que tu veux mourir. En un quart d'heure, t'as déjà envisagé la noyade, la pendaison et la défenestration... Tu te demandes d'ailleurs si tu pourrais arriver à te suicider en arrêtant de respirer, là, maintenant ? T'écris deux nouvelles phrases. On dit que ça fait un paragraphe ? Ouais allez, t'es un ouf tu vas à la ligne, hop ! Sauf que là tu dérapes, à cause de la table bancale. Alors t'as une soudaine envie de crier « putain de merde », de prendre ta copie, de la foutre en boule, de la coincer sous le pied de ta table pour qu'elle arrête de bouger, de plier ton écharpe pour en faire un oreiller et de t'allonger dessus pour finir ta nuit.
.....Finalement à la demi, t'as pas eu d'illumination, ton subconscient il est vraiment trop con il a rien écouté en cours, et puis de toute façon ta prof elle est vraiment trop dégueulasse elle a posé des questions qu'étaient pas dans le (coin gauche de la page 152 du) livre et elle a choisi un sujet trop dur ! En plus cette semaine t'avais déjà ton Bac d'EPS alors elle aurait pu le déplacer son DS pourri ! Tu fais semblant de continuer à écrire jusqu'à moins le quart alors que ça fait un bon moment que t'as plus rien à dire. Pendant que t'attends en regardant le plafond, y'a toujours un mec insupportable, tu sais LE mec que toi en tant qu'échec scolaire tu détestes, qui pose une question que tu comprends pas un mot sur deux à la prof genre :

..........- Madame, dans la question sur les fossiles stratigraphiques, est-ce qu'on doit parler du principe d'identité paléontologique ou juste de l'échelle géologique ?

Ceci compléter par un petit :

..........- Parce que moi j'ai parlé des deux mais j'ai un peu peur que ça fasse trop.

Tiens, si je lui faisais bouffer ma copie ?
.....Enfin bon, tu réprimes des ardeurs à tendance meurtrières et quelques minutes plus tard, tu demandes si tu peux sortir si t'as fini. La prof en général répond pas direct, d'abord elle dit :

..........- Déjà ? C'est pas normal... T'es sûre d'avoir bien tout dit, bien organisé tes idées ?
Mais de quelles idées tu m'parles, bordel !?!? Tout c'que j'veux c'est rentrée chez moi me jeter dans mon pot d'Nutella, connasse !
..........- Bah.. Ouais.
..........- Bon.. T'as bien relu ? T'as corrigé les fautes d'orthographe ?
Hum. Pour un recto... Pas bien compliqué...

Là t'as quand même un espoir méga stupide :

..........- Pourquoi ? Y'a un bonus si y'a pas de fautes ?

.....Finalement, tu lui balances ta copie sur son bureau, et tu te dépêches de sortir avant qu'elle la regarde et que vienne cet affreux moment où son air curieux se transforme en grimace horrifiée.
Deux semaines plus tard, tu te retrouves par miracle avec un 7 et demi –tiens, tu fais des progrès- et tu peux pas t'empêcher de te dire que c'est quand même pas mal, pour quelqu'un qu'avait pas révisé, et que si t'avais révisé, bah t'aurais facile eu un 12 ! Alors t'es fier.
.....Très con, mais content de toi quand même..
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# Enviado em Quarta 17 Dezembro 2008 15:27

Garder la foi et la confiance, mener la danse, tenir bon dans cette décadence.

Garder la foi et la confiance, mener la danse, tenir bon dans cette décadence.
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"mais je ne vis que lorsque je suis sur un fil
le bonheur n'a de sens que lorsqu'il est fragile
mais je ne vis que lorsque je suis sur un fil
le bonheur n'a de sens que lorsqu'il est subtile"
Sur un fil - Olivier Miller





.........................Je suis la reine sans divertissement. Je m'ennuie. Je m'ennuie et je gâche. Je crache sur l'or et la folie, je prend la tangente à chaque tournant. Ma chance reste pourtant, mais le temps passe et je passe avec. Lese secondes me chassent et je grandis sans changer. Je suis diletante et peu m'importe. J'ai des aspirations, bien sûr, mais pas de motivation et mes rêves se transforment en dessins animés quand je suis devant la télé. Je ne bouge pas, pas de risque, je ne m'énerve pas non plus, trop inutile. Je ris parfois, c'est vrai mais au fond, comment ne pas sourire devant tant de conneries ? Je vis et je m'en moque, je marche sans regarder mes pieds. Par contre, je fais bien attention à éviter les rencontres. J'esquive, j'esquive le changement, je suis un corps sans transe. Je suis d'une bien triste réalité. Il m'arrive, c'est vrai, d'éprouver un quelconque sentiment autre que la faim ou le sommeil, je reste tout de même humaine, mais je ne connais ni l'amour, ni la haine, et jamais l'euphorie, jamais. Mon présent est mon passé comme mon futur est mon présent. Rien ne se perd, rien ne se crée, rien ne se transforme, je ne suis même pas une loi, ni un droit, juste un corps en inactivité. Et je me lasse sans me lasser. Je me contente de faire les choses à moitié, de travers, à l'envers. J'incarne la médiocrité.



I WAS BORN IN A F*CKING GOOD WAY.


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# Enviado em Segunda 29 Dezembro 2008 11:42

Modificado em Segunda 29 Dezembro 2008 12:27

S i c e n ' e s t p a s p a r f a i t , q u i s e r a l à p o u r g o m m e r ?

S i c e n ' e s t p a s p a r f a i t , q u i s e r a l à p o u r g o m m e r ?
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.......Je n'ai juste plus envie de me battre. Plus aucune envie d'avancer pour reculer. Décevez-moi, pitié. Désillusionnez-moi pour ne plus espérer... J'voudrais qu'on m'arrache cheveux par cheveux, qu'on me pince pour que je n'y crois plus, que je retombe dans la réalité. Dites moi que c'est foutu, que ça n'en vaut pas la peine, qu'il faut abandonner, parce que moi je n'en peux plus.

.......Faire bonne figure, avoir à avouer ce à quoi je n'ai même pas penser... Je fais semblant, j'ai l'air d'avoir les pieds sur Terre, mais qui sait où je me balade vraiment ? *


You change your mind like a girl changes clothe.

# Enviado em Segunda 12 Janeiro 2009 12:22

Modificado em Domingo 25 Janeiro 2009 05:52